Je travaille dans un accueil dorénavant EDF bleu ciel, avant EDF et gaz de france distribution. Sous contrat de travail EGD avant juillet 2007 on est venus nous trouver pour nous demander pour qui on voulait travailler après le 1er juillet 2007. Le choix était simple : Gaz de France abandonnait tous les points d’accueil physique, EDF reprenait tout pour en faire des boutiques. Disparition des caisses, plus de traitement des chèques, mise en place de toutes ces plateformes téléphoniques, filialisation totale de l’entreprise ( séparation de tout et de tous, distributeur, commercialisateur, relève, dépannage, devis branchement ... ) Tout est devenu payant, le moindre relevé de compteur, le moindre réglage disjoncteur. Même un client qui annule un RDV moins de 48 heures avant l’intervention, se voit facturé un frais de dédit !!! Il ne suffit plus de payer le surplus d’abonnement mais aussi maintenant toutes les interventions. Gaz de France, annoncé par NICOLAS SARKOZY, ne serait jamais privatisé, on en voit le résultat. EDF et GDF sont devenues des SA. Moultes actionnaires sont entrés dans le capital des Entreprises, et profit et rentablitité sont leur maitres mots. Sous services publics, nous n’en n’avons plus que les missions, c’est tout. Et tous les jours je continue à recevoir des clients perdus, qui ne comprennent pas ce qui se passe en France, qui croient que EDF et GDF sont encore ensemble,... Plus d’accueil Gaz de France ( " mais comment je fais, au téléphonne on n’arrive pas à les avoir " ). En permanence les clients viennent colériques car des commerciaux leurs font signer des contrats d’énergie concurrentiels et pour faciliter l’entrée et l’argumentaire se font passer pour EDF. Fidèles à l’image de l’entreprise et au service de proximité que nous sommes encore ( au point de vue accueil clientèle ), les clients veulent rester chez EDF. Mais la pérénité est à courte vue car un accueil ( Boutique bleu ciel maintenant ) est ouvert maintenant pour faire du chiffre d’affaire, du bénef, ventes de services à de la clientèle qui en situation de crise a déjà du mal à ne serait-ce que payer ses factures.
On s’entend dire de ça et là, que par rapport aux flux client ( + ou - important selon les mois ) et aux services vendus, les boutiques non rentables fermeront. Certaines ferment déjà et pourtant les anciens agents d’accueil que nous sommes, devenus Conseillers Clientèle, sommes vraiment de bons élèves car on a accepté toutes les réformes possibles et imaginables.
Aujourd’hui je suis là, mais demain où serai-je ???